Une institution de droits civils pour la défense des opprimés et prisonniers de conscience qui fournit des informations vérifiées sur les Droits de l'Homme en Mauritanie
 

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L’Observatoire mauritanien des droits de l’Homme (OMDH) est une institution de droits civils pour la défense des opprimés et prisonniers de conscience qui fournit des informations vérifiées sur les Droits de l'Homme en Mauritanie


Observatoire mauritanien des droits de l’Homme
31 juillet 2003
Communiqué

Relatif à la torture et le mauvais traitement des prisonniers de conscience en Mauritanie

L’Observatoire mauritanien des droits de l’Homme a eu la confirmation de la torture de certains prisonniers de conscience dans la capitale mauritanienne Nouakchott. Sept personnes - au moins - ont subi une intense torture tout au long de la nuit du lundi au mardi, 28 et 29 juillet 2003, au commissariat « Arafat 2 » sous la supervision du commissaire Ould Immeynnah. Les mêmes détenus avaient déjà été torturés dans le même commissariat toute la nuit du vendredi 25 au samedi 26. Les victimes sont à chaque fois sévèrement tabassées, humiliés et empêchées de dormir.

Environ quarante prisonniers de conscience sont par ailleurs toujours détenus dans la prison de « Beyla » de la capitale mauritanienne. Leur traitement s’est beaucoup dégradé ces dernières semaines depuis la nomination comme chef de garde du sous-officier Mohamed Ould Taya, cousin du chef d’Etat. Beaucoup plus sévère que son prédécesseur chef de garde, Ould Taya a interdit aux familles des détenus de leur rendre visite avant d’obtenir l’accord du juge d’instruction. L’ennui est que ce dernier est complice et reste aux ordres du sous-officier ! Il ne donne l’autorisation que rarement, après une longue insistance et peut-être un pot-de-vin…

Le juge a par ailleurs arrêté l’instruction avec les détenus sans raison juridique. Il les a ainsi bloqués sans jugement ni libération en violation du droit mauritanien et des chartes internationales ratifiées par la Mauritanie.

Nous à l’Observatoire mauritanien des droits de l’Homme, après vérification de ces données et évolutions dangereuses :

Insistons sur l’arrêt immédiat de la torture et du mauvais traitement que subissent les prisonniers de conscience en Mauritanie, et sur la punition des policiers et gardes responsables de ces pratiques inhumaines.

Demandons la libération immédiate de l’ensemble des prisonniers de conscience, et à leur tête le doyen des prisonniers politiques en Mauritanie Mohamed Lemine Chbih Ould Cheykh Malaynin et les locataires de la prison de « Beyla ».

Incitons vivement les organisations internationales de défense des droits humains et toutes les consciences vives de par le monde à exercer leur pression sur le pouvoir mauritanien afin qu’il arrête de pratiquer la politique de répression et la torture barbare.


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