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Les discours parfois ambigus des nouveaux dirigeants vis à vis de l’expulsion de près de 100,000 négro-africains
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L’Observatoire mauritanien des droits de l’Homme
La prison « Abu Greïb » mauritanienne
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ARAB COMMISSION FOR HUMAN RIGHTS
report on Mauritania
01/25/2005
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Amnesty International
MAURITANIE
Vague d’arrestations d’opposants politiques
et d'imams
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Observatoire mauritanien des droits de l’Homme
19 juillet 2003
Communiqué
Appel pressant au gouvernement belge et aux
Organisations de défense des droits humains
L’Observatoire mauritanien des droits de l’Homme a appris qu’un opposant politique Mauritanien et deux journalistes pourchassés par le pouvoir mauritanien sont arrivés à l’Aéroport de Bruxelles ce matin 19 juillet 2003 en demandeur d’asile au Royaume de Belgique.
Les concernés sont :
• M. Jemil Ould Mansour, membre du Comité permanent du parti politique mauritanien Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) et maire du plus important district de la capitale Nouakchott. Il avait été arrêté le 4 mai derniers par le pouvoir mauritanien qui l’a ensuite suspendu de ses fonctions de maire. Il était ensuite sorti de prison et du pays durant le désordre qu’a connu la Mauritanie pendant la tentative de coup d’Etat du 8 et 9 juin 2003.
• Mohamed Mahmoud Ould Mohamed (Ould Seyyidi), président du Conseil d’Administration de l'hebdomadaire mauritanien indépendant Rayah, dont le pouvoir avait interdit l’hebdomadaire le 1e juin dernier. Un mandat d’arrêt avait ensuite été lancé contre Mohamed Mahmoud Ould Mohamed, qui l’a obligé à se cacher le temps de se réfugier au Sénégal.
• Ahmedou Ould Mohamedou, rédacteur en chef de l'hebdomadaire interdit Rayah. Il avait subi des persécutions avant d’être pourchassé pendant un mois après l’interdiction de l’hebdomadaire. Il avait rejoint le Sénégal après plusieurs semaines de cavale. Le pouvoir mauritanien est furieux contre Ahmedou à cause de son intervention à travers la chaîne Aljazeera pendant la tentative de coup d’Etat dans laquelle il décrit la maîtrise par les putschistes des principaux services publics vitaux de la capitale Nouakchott.
Plusieurs organisations internationales et régionales de défense des droits de l’Homme avaient publié des communiqués expliquant les dangers que courent les opposants Mauritaniens pour leur vie et leur liberté. L’un
des derniers de ces communiqués est l’appel adressé par Amnesty International au Président Sénégalais Abdoulaye Wade le 4 juillet dernier pour lui demander de ne pas extrader ces opposants au pouvoir mauritanien.
L’extradition signifierait une condamnation à mort ou à la torture dans un pays dont les autorités ne respectent pas les chartes internationales des droits de l’Homme et dans lequel la justice ne bénéficie d’aucune indépendance par rapport au pouvoir exécutif.
Nous, à l’Observatoire mauritanien des droits de l’Homme, prions le gouvernement belge d’assumer ses responsabilités morales et humanitaires vis-à-vis de ces opposants politiques, de leur assurer la protection juridique suivant les accords de Genève et les chartes européennes des droits de l’Homme. Nous prions de même les organisations belges, européennes et internationales de défense des droits de l’Homme et de la liberté d’expression de les appuyer dans leurs démarches pour trouver un endroit sûr où ils pourront vivre dignes et libres et continuer leur lutte pour la justice et la démocratie.
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