Des informations
avérées venant de la Mauritanie font état de campagne ciblées et dirigées
par les autorités mauritaniennes contre la tribu « Awlad Annasir » après
l’échec de la dernière tentative de coup d’Etat. Les cadres civils et
militaires de la tribu sont limogés par simple soupçon et présomption de
culpabilité sans preuve ni jugement. Des nouvelles parlent égalent
d’exécution avec sang froid, sans enquête ni jugement, de quelques soldats
accusés de participation à la tentative de putsch.
Etant engagés à
l’Observatoire mauritanien des droits de l’Homme à défendre tous les
citoyens opprimés, indépendamment de leurs conditions sociales et leurs
choix politiques, nous affirmons :
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Notre conviction que la prise du pouvoir par la force,
tout comme sa conservation par la force, est inacceptable. La démocratie -
la vraie sans la fraude et le commerce des adhésions – est l’unique voie
pour le choix d’une autorité légale qui gouverne le pays.
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Notre condamnation de toute campagne généralisée et
dirigée contre tout groupement tribal ou ethnique. Ce par respect pour le
principe de responsabilité individuelle, qui est le fondement de la
justice dans toutes les législations, et pour prévenir des dangers que
cela présente dans le futur pour la paix sociale.
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Notre conviction que la sagesse et la miséricorde – non
les représailles et la vengeance primitive – sont la voie unique pour
reconstruire la stabilité et la concorde et panser les blessures de la
dernière tentative de coup d’Etat.
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Notre appel à toutes les forces politiques et sociales à
prendre leur responsabilité morale dans la défense de chaque opprimé,
qu’il soit un individu ou un groupe, et dans le refus de toute
exploitation des derniers évènements à des fins de règlement de comptes et
d’instauration de discordes.
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Notre accord avec la FIDH et la RADDHO pour dire que la
tentative de putsch ne doit pas être utilisée comme prétexte pour plus
d’atteinte aux droits de l’Homme.