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Une institution de droits civils pour la défense des opprimés et prisonniers de conscience qui fournit des informations vérifiées sur les Droits de l'Homme en Mauritanie |
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29 Octobre 24 Communiqué A
propos de la prison « Abu Greïb »
mauritanienne
L’Observatoire mauritanien des droits de l’Homme a appris de sources judiciaires bien informées que plusieurs militaires et civils détenus dans la prison de Wad Naga (50 KM à l’est de Nouakchott) sont toujours soumis à une torture sauvage. L’Observatoire a réussi a préciser l’identité de plusieurs victimes ; Parmi les civils : Sidi Mohamed Ould Mohamed, Sidi Aly Ould Sid Alemine, Arafat Ould Ahmed, Al Hacene Ould Amar Jawda et Ibrahim Ould Zahaf ; Parmi les militaires : Commandant Saleh Ould Hananna, Capitaine Abd Rahmane Ould Mini, Capitaine Al Moustafa Ould Bachir, et d’autres victimes que nous cherchons toujours à identifier. L’Observatoire a rassemblé plusieurs témoignages concordants exprimés par les avocats qui viennent de visiter les détenus. Ces témoignages rapportent que les traces d’une torture sauvage sont évidents sur les corps : des plaies purulentes sont visibles sur le corps de Sidi Mohamed Ould Mohamed ; une catalepsie et un durcissement des deux main de Sidi Aly Ould Sid Alemine à cause des coups ; une catalepsie de deux doits d’une main de Arafat Ould Ahmed ; une catalepsie de l’une des deux main de Saleh Ould Hananna ; des plaies béantes au bras de Al Hacene Ould Amar Jawda ; on a éteint des cigarettes sur le corps de Al Moustafa Ould Bachir ; Brahim Ould Zahaf et Sidi Mohamed Ould Mohamed sont restés plusieurs jours enchaînés aux troncs d’arbres ; Enfin les chaînes laissent des traces visibles sur les mains et les pieds de chaque détenu. Afin d’assurer l’impunité de la torture, les
geôliers enfoncent la tête du supplicié dans un sac de plastique pour
dissimuler l’identité de l’enquêteur-tortionnaire. Pour couvrir cette
torture, les autorités mauritaniennes avaient interdit la visite aux
familles et aux avocats plusieurs semaines durant, en violation flagrante
de la loi mauritanienne. L’Observatoire a réussi à identifier plusieurs
officiers de police superviseurs de la torture. Il s’agit de Deddahi Ould
Abdallahi, Mohamed Ahid Ould Ismaïl, Damis Ould Ikbeïd et Ismaïl
Jakiti. L’Observatoire mauritanien des droits de l’Homme : - S’indigne de la torture sauvage pratiquée sur les détenus de la prison de Wad Naga en violation flagrante de la Convention contre la torture adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre de New York 1984 et ratifiée ensuite par les autorités mauritaniennes. - Condamnes la brutalité avec la quelle sont traités les détenus et le fait de les empêcher de dormir et de se nourrir. - Condamne les interrogatoires imposés aux
détenus sans la présence de leurs avocats qui constituent une violation de
la loi mauritanienne. - Appelle les forces juridiques et politiques
mauritaniennes et l’ensemble du peuple mauritanien à la mobilisation
sérieuse pour mettre un terme à cette scène sanglante. - Appelle la communauté internationale à exercer des pressions sur le colonel Ould Taya afin qu’il traite les détenus de manière humaine et légale. - Appelons à l’organisation d’une enquête internationale sur la pratique de la torture sauvage afin de punir les tortionnaires qui méprisent l’article 5 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.
29 Octobre 24 Observatoire mauritanien des
droits de l’Homme Présidence :
shinqiti2002@yahoo.com, 0018067863419
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